Posté le 20.01.2008 par leserviteurdesames
Il n'est sans doute en apparence rien de plus difficile que de s'aimer soi-même, je veux dire de s'accepter et de se comprendre avec tous ses défauts, tous ses complexes, toutes ses dificultés. Il n'est en même temps rien de plus efficace pour nous permettre de nous dépasser, d'aller au-delà de notre égoïsme et de notre narcissisme. Voici comment procéder:
COLOR=green]Commencez par comprendre ce que vous êtes, vos principales images de soi ( j'entends par "images de soi" tout ce à quoi vous vous identifiez: un fils ou une fille, un homme amoureux, une femme heureuse, un travailleur social, un cinéphile... ). Prenez ensuite parmi ces images de soi une qui donne de vous une définition significative, qui constitue un aspect considérable de votre vie et de votre personnalité. Suite à cela, comprenez cette image de soi, étudiez sa nature, ses réactions par rapport à l'objet qu'elle utilise (l'objet est votre activité professionnelle si vous vous identifiez à un travailleur, un enfant si vous êtes père ou mère de famille ... ). Enfin, accueillez cette image de soi une fois comprise. Vous serez alors saisi d'amour, de compassion pour elle, et ainsi vous vous aimerez de tout votre être. Comprendre et accueillir, voilà l'essence de l'amour. Recommencez quelques temps après avec une autre image de soi.
Vous pouvez bien-sûr suivre le même procédé avec votre corps et vos complexes! [/COLOR]
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Posté le 15.01.2008 par leserviteurdesames
Observez vos pensées, qui sont des images mentales que, pour un grand nombre d'entre elles, vous construisez de manière mécanique . Observez en particulier celles relatives à vos sentiments. Observez d'abord comment vous voyez la situation ou la personne par rapport à laquelle vous éprouvez une émotion. Puis, observez la manière dont vous vous percevez vous-même par rapport à cela. Surtout, percevez les images de votre mental.
Par exemple, je dois rencontrer un recruteur pour un poste, et j'ai peur de manquer l'entretien. Si j'observe de plus près ma peur, je réalise en premier lieu que j'imagine un recruteur qui rejette ma candidature, et en second lieu, je me vois brisé, déçu par ce rejet...
A partir de là, une fois que vous avez perçu clairement l'image mentale qui correspond à votre sentiment, il vous suffit d'un peu d'imagination pour la changer en ce que vous voulez ( attention!
ne changez
que l'image que vous vous faites de vous: ne changez pas celle d'autrui ou de la situation si vous n'avez pas le pouvoir de la changer réellement! ). Ainsi, dans mon exemple, je peux m'imaginer réagir calmement, sereinement à l'annonce du refus du recruteur de m'embaucher... Il ne vous reste plus alors qu'à demeurer concentré sur cette nouvelle image mentale, sur cette nouvelle pensée, jusqu'à en faire l'expérience concrète.
Une émotion n'est pas liée aux faits, à ce qui nous arrive, mais à la manière dont nous réagissons par rapport à ces faits: si quelqu'un me méprise et que j'en suis affecté( e ), ce n'est pas le mépris de cette personne qui me blesse, mais le besoin insatisfait que j'éprouvais de ne pas être méprisé( e )...
Posté le 31.12.2007 par leserviteurdesames
Une idée très répandue est que Dieu ne nous parle pas, donc que nous sommes dans l'incapacité de connaître et de faire sa volonté, mis à part peut-être grâce aux livres sacrés. Mais Dieu pourtant nous parle sans cesse, et si nous savons écouter, nous serons capables de l'entendre.
Il nous parle surtout à travers les lois naturelles: les lois que nous connaissons ( le mécanisme de la faim, de la santé et de la maladie... ) autant que les lois que nous ignorons sont les expressons de la volonté de Dieu, et à partir de là, faire la volonté de Dieu consiste simplement à être en harmonie avec ces lois: c'est-à-dire à donner à notre corps la nourriture qu'il réclame, et pas moins ou plus, et pas autre chose, à offrir à notre coeur l'amour et la paix véritables qu'il demande, à ne mettre dans notre atmosphère que ce qu'elle peut naturellement supporter...
La souffrance et la peur sont les signes que nous ne faisons pas la volonté de Dieu ( je ne parle pas de la compassion, qui est une souffrance volontaire, donc qui n'est pas une souffrance réelle ), de même que le bien-être et la joie profondes ( c'est-à-dire qui ne dépendent pas du contexte extérieur) sont les signes que nous sommes dans la volonté de Dieu.
Ecoutez votre corps et le corps des autres, votre coeur et celui des autres, votre jardin, votre planète, tous les êtres vivants qui gravitent autour de vous . Observez leurs besoins, demandez-vous ce qu'ils réclament, et en répondant à ces besoins vous ferez la volonté de Dieu.
Les choses sont certes un peu plus complexes, mais l'essentiel et là, et un grand bonheur et une paix profonde s'offrent à ceux qui agissent de cette manière. Que ce soit là votre bonne résolution pour 2008!
Posté le 24.12.2007 par leserviteurdesames
[FONT=Courier]Nous ne savons pas aimer. Ce que nous appelons amour est surtout du besoin: besoin de l'autre, besoin d'être aimé... Si nous ne nous donnons pas la peine de regarder l'autre, de le comprendre, de l'écouter, et qu'à cela nous préférons espérer, rechercher des bienfaits d'autrui, comment pouvons-nous dire que nous aimons autrui? C'est nous que nous aimons si nous nous intéressons davantage à ce que l'autre peut nous donner plutôt qu'à ce que nous pouvons donner à l'autre.
Aimer, c'est avant tout comprendre l'autre, l'écouter, l'observer, savoir qui il est, être sensible à ce qu'il est, à son 'moi, je'. Aimer, c'est être attentif à l'autre. Ce faisant, nous parvenons à voir ses blessures, ses joies, ses espoirs, et à agir conformément à cela. Lorsque nous comprenons les raisons profondes ( c'est-à-dire les peurs ou l'amour ) qui motivent les actions de nos semblables, nous sommes à mêmes de leur pardonner, d'être plus patient, de dépasser la peur qu'ils peuvent parfois nous inspirer, de dépasser ce terrible sentiment de solitude, de l'absence...
Par extension, nous pouvons aimer tous les êtres vivants et nous-mêmes en y étant simplement attentifs, en comprenant leur mécanisme. [FONT=Impact][b]
L'attention mène à la compréhension, la compréhension mène à l'amour, et l'amour à la paix intérieure et à la joie. [/b]
Posté le 20.12.2007 par leserviteurdesames
La peur est le refus d'une situation possible, et la souffrance est le refus d'une situation vécue, réelle. En d'autres termes, toutes les difficultés qui troublent notre coeur naissent d'un refus.
Le contrôle de nos émotions n'est que le contrôle de notre mental: il s'agit de transformer le refus en acceptation, le besoin en détachement ( attention: l'acceptation n'implique pas le renoncement à l'action, mais seulement au résultat. Je renonce, non à agir, mais à
réussir ce que j'entreprends ).
La première étape consiste à définir ce que vous désirez ou ce que vous refusez, avec autant de précision et d'authenticité que vous le pouvez. Essayez de sentir cette tension cette dynamique qui vous incite, vous motive à obtenir l'objet de votre désir ou à rejeter celui qui vous effraie. Sentez en vous cette volonté, cette détermination: le désir n'est pas une simple pensée, elle est poussée, dynamisée par votre volonté.
Une fois que vous êtes conscient de votre besoin ou de votre refus, restez-y attentif en continuant à revoir dans le détail la nature de votre besoin. Puis acceptez-le si c'est une pensée de refus, c'est-à-dire accueillez-le comme vous accueilleriez un être que vous aimez. Si c'est une pensée de besoin, laissez-la partir comme vous laisseriez partir un être que vous aimez mais qui pour être heureux aurait besoin de s'éloigner.
Dans les deux cas, l'effet le plus frappant de cette action est un sentiment d'être soulagé d'un poids, d'être libéré. Vous êtes pareils à ceux qui renoncent à leur lutte qu'ils auraient longuement menée, et qui les rend totalement apaisés. C'est cela le lâcher-prise, c'est cette faculté d'abandonner, de relâcher. Mais cela n'est possible que consciemment, c'est-à-dire en respectant les deux étapes ci-avant.
Voilà. Pour cux dont la méthode semble trop complexe, j'en poserai dans quelqus jours une autre peut-être plus à leur goût.
Posté le 18.12.2007 par leserviteurdesames
Le monde va mal parce que nous allons mal. Il a peur parce que nous avons peur. Il souffre parce que nous souffrons. Certains ne croient pas pouvoir dépasser leurs peurs et leurs souffrances, et d'autres ne le souhaitent pas, par crainte de devenir indifférents. A ces derniers je dirai que l'indifférence naît de l'ignorance de l'autre et de soi, de ce qui est: j'ignore la détresse d'autrui, donc je suis insensible à ce qu'il éprouve.
Les solutions proposées dans ce blog pour dépasser les blessures du coeur et de l'esprit jouent tout au contraire sur un accroissement de notre sensiblilité à l'autre et à nous-même, sur une plus grande compréhension, sur une perception de la réalité, sans que celle-ci soit brouillée, perturbée par nous jugements et nos désirs. Dès lors, la paix et l'amour grandissent, tandis que la peur et la souffrance s'évanouissent.
Quant à ceux d'entre vous qui ne croient pas pouvoir dépasser ces blessures, qu'ils essaient, qu'ils fassent au moins une fois l'expérience, sérieusement, avec toute l'application nécesaire, des solutions qui sont proposées dans ce blog. Il n'y a rien de pire qu'une opinion établie sans fondement réel, c'est-à-dire sans objectivité. Ce n'est pas parce que jusque là on a échoué à épurer nos sentiments ou à les dépasser, que nécessairement cela est impossible!
Je finirai cette introduction en disant que ces solutions sont assez faciles à mettre en oeuvre, quoiqu'elles réclament un peu d'entraînement, et que la difficulté majeure ne sera pas de réussir à les réaliser, mais à être assidu à leur pratique, à les pratiquer sans cesse pour que la paix intérieure ne soit pas une expérience isolée, mais un état d'esprit quotidien, permanent.